Portrait Dr LIMAIEM

Dr LIMAIEM JOUMNI Ouided

MÉDECIN ESTHÉTIQUE

181, rue Blomet
75015 Paris

Pouvez-vous rapidement vous présenter ?

Dr LIMAIEM JOUMNI Ouided, je suis médecin esthétique, j’exerce à Paris 15e arrondissement et je suis aussi médecin urgentiste.

Depuis quand prescrivez-vous les soins dermocosmétiques et pratiquez-vous les peelings ?

J’exerce la médecine esthétique depuis bientôt une dizaine d’années et dans mon cabinet j’intègre tous les produits de vos laboratoires ENEOMEY et DERMACEUTIC.
Dès le début en fait de mon exercice j’ai été familiarisée avec les différentes techniques, j’aime beaucoup le peeling comme technique, comme traitement.
Je l’intègre surtout en période d’automne et d’hiver mais aussi certains de vos peelings sont compatibles avec toutes les saisons et c’est ça qui donne une aisance dans l’exercice et un pouvoir de répondre à la demande de toute la patientèle.

Selon vous, quels sont les bénéfices d’un protocole peelings ?

En fait, un protocole peeling, lorsqu’il est bien indiqué, qu’il est bien posé avec un encadrement en pré-peeling et post-peeling, c’est un traitement qui est incontournable en médecine esthétique parce que ça permet le renouvellement cellulaire, ça permet de le stimuler, ça permet de gommer certaines imperfections. Donc, il y a un panel de produits qui peuvent répondre à l’acné, aux taches hyperpigmentaires et aux signes du vieillissement.

Avec quelles molécules de soins cosmétiques préparez-vous la peau avant les peelings ?

Généralement, c’est la protection solaire qui est incontournable, surtout lorsqu’on est porteur de taches hyperpigmentaires, ou bien de l’acide glycolique, ou du rétinol, ou encore de l’hydroquinone. Ça dépend du type de peau, du phototype, de l’historique aussi du patient, ce qu’il a déjà fait en fait.

Et quel(le)s molécules ou soins cosmétiques utilisez-vous en post-peeling ?

En post-peeling, c’est vraiment la protection solaire. C’est non négociable ! Si le patient est incapable de respecter cette consigne, je ne vais pas faire de peeling. Vraiment, ça commence par un contrat entre le médecin et le patient pour assurer l’absence de complications et l’efficacité du protocole.
Et les crèmes réparatrices pour donner du confort, pour aider à la cicatrisation… C’est une association de crèmes réparatrices et de protection.

Quelles zones du corps traitez-vous avec les peelings ?

Le visage essentiellement, après, il y a aussi le dos pour l’acné, et les aisselles, les zones intimes pour l’hyperpigmentation dans ces zones-là.

Pour quelles indications prescrivez-vous les protocoles peelings ?

Les peelings, en fait, je vais les préconiser pour avoir le coup d’éclat, tout simplement.
Parfois, la demande des patients, c’est juste avoir un coup d’éclat et avoir de la fraîcheur.
Parfois, c’est pour prévenir les signes débutants de l’âge.
Et surtout, en fait, pour moi, les peelings sont incontournables pour l’acné et pour les taches hyperpigmentaires.

Est-ce que vous observez fréquemment des réactions immédiatement après l'application du peeling ? Comment la peau réagit-elle après un peeling ?

La plupart du temps, on va avoir un petit érythème, avec certains, on va avoir du frost, mais la plupart du temps, c’est un érythème, une sensation de chaleur qu’on va aussi apaiser avec l’association d’autres procédés, comme la LED, par exemple, et les masques aussi, qui sont apaisants. Donc, les masques apaisants, la LED, sont aussi des compléments de ce traitement, dans l’immédiat.

Dans la suite, en fait, généralement, la personne va avoir un petit érythème qui va durer quelques jours, parfois moins, parfois, on va aller jusqu’à la desquamation, qui est plus ou moins importante selon le type de peelings et selon la profondeur.

Et généralement, au bout d’une semaine, on va avoir une peau qui est plus nette, plus fraîche, en fait, qui est plus jeune.

Au bout de combien de temps est-ce que les premiers résultats d'amélioration de la peau sont observés ?

Généralement, c’est entre une à deux semaines que l’on commence à avoir, sur la plupart des peelings, une amélioration. Il y a des peelings qui sont un peu plus profonds, et dans ce cas, les résultats sont un peu plus différés. Et puis, ça continue à s’améliorer au fil des jours et des semaines.

Et parfois, un mois après ou quelques semaines après, on est amené à refaire le peeling pour re-stimuler, pour respecter le protocole et pour avoir une amélioration plus durable.

Voyez-vous des résultats sur la production de collagène et le renouvellement cellulaire ?

C’est le corps même du peeling en fait, parce que du coup le fait de faire cette mini agression de desquamation ça va stimuler la peau pour qu’elle se renouvelle en produisant du collagène, en produisant des fibroblastes.

Et à part l’effet gomme de certaines imperfections ou d’hyperpigmentation, il y a aussi ce côté stimulant, de fabrication de collagène pour améliorer la qualité de la peau.

C’est une peau jeune en fait !

Avez-vous un conseil à donner à ceux qui nous regardent ?

De protéger la peau des UV, parce que c’est primordial. Parfois, on néglige ce côté qui très, très important, d’avoir une routine simple, efficace, sans se disperser dans des produits, on a une association de cocktails improbables, des associations, des réactions. Le côté care devient une agression, chose qu’il ne faut pas faire. Donc, il faut être simple, carré et demander conseil à son médecin.

En cas de réaction inhabituelle, surtout de prévenir le médecin ou le pharmacien pour avoir un conseil et pour que ça ne se complique pas plus.

Et de prendre soin de sa peau, mais dès le jeune âge, ne pas attendre que les signes du photovieillissement et que les rides s’installent pour réagir, parce qu’une fois que les signes sont installés, ça devient un peu plus difficile de réparer les dégâts.

Alors que lorsqu’on a été préventif, qu’on a eu une bonne hygiène de vie, que ce soit cutanée, que ce soit générale, on a quand même un ralenti sur le vieillissement cutané et on agit sur l’ensemble du bien-être.

Interview réalisée par Agnès FARRUGIA lors du congrès AIME 2026